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[Observatoire Gravitaire Géoazur] Tachéométrie & GPS
Tachéométrie & GPS

Travaux de Recherche par S. El Bedoui et T. Lebourg, Géoazur, UNS, Nice, France ; J.L. Pérez, LRPC, CETE Méditerranée, Nice, France ; P. Valty, LAREG, ENSG, Marne la Vallée, France.

L’évolution rapide et surtout l’aspect "mouvement de masse" ont rendu nécessaire la surveillance et l’instrumentation du site. Elle est basée, en particulier, sur une surveillance topographique des déplacements de surface du versant. Un système innovant et autonome repose sur des mesures tachéométriques infra-rouges (tachéomètre Leica) pour le positionnement en trois dimensions de réflecteurs optiques installés sur le versant. Les stations de mesures sont installées sur le versant faisant face au glissement (versant d’Auron). La précision des mesures est estimée de l’ordre de 0.5 à 1 cm sur des distances atteignant plus de 1 500 m. Les données ainsi acquises sont transmises au Centre des Etudes Techniques de l’Equipement par ondes radio pour analyse et sont accessibles à l’OMIV à t +1an (convention CETE Géoazur).

Le CETE Méditerrannée est chargé de surveiller le glissement de terrain depuis 1982. En 1990, un système de surveillance par tachéomètre automatique a été mis en place : deux appareils situés sur le versant opposé au glissement visaient 47 prismes situés à l’intérieur du glissement ou sur la partie jugée stable du versant. En 2001, l’un de ces tachéomètres a été enlevé : il n’en reste aujourd’hui qu’un seul, situé sur le site de Saint Maur. Celui-ci effectue des mesures automatiques toutes les quatre heures. Depuis sa mise en place, il a montré une vitesse de déplacement très importante mais variable connaissant de brusques pics (jusqu’à 10 cm par jour en 1987, et 30 cm dans certains secteurs du haut du glissement) en fonction notamment des conditions climatiques, mais aussi d’autres aléas plus complexes.

Les mesures sont complétées par le calcul des déplacements par photogrammétrie et comparaison de MNT, et récemment par un suivi GPS. Dans le cadre d’expériences menées par le projet européen RETINA, quatre stations GPS ont été installées par Géoazur en 2003. Leur but premier était de tester un moyen de suivi bon marché et en temps réel des mouvements d’un glissement de terrain. Les bases de données GPS sont stockées par RENAG, le réseau national français GPS permanent.

Un plan d’alerte ORSEC peut être déclenché dans le cas de mouvements jugés critiques. Impressionnant de par ses dimensions, et de par le volume de matériaux qui menace de s’effondrer, le glissement a très tôt été surveillé, d’abord manuellement, puis grâce à des techniques de plus en plus sophistiquées. Il a servi d’expérience grandeur nature pour certaines techniques en développement (DORIS au début des années 1990, mesures tachéométriques automatisées, photogrammétrie, scanner 3D).

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