Apport des méthodes topométriques pour l’analyse de la physionomie du glissement
vendredi 20 novembre 2009 par Wanda BEROLO

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Le champ de vitesse obtenu à partir des cibles et des GPS peut servir à déterminer les zones principales de déformation sur la période 2003.5 - 2006.5 sur le site de La Clapière. Pour celà, nous procédons au calcul des tenseurs de déformation pour chacune des cases d’une grille couvrant la superficie du glissement. Il est alors possible d’obtenir des valeurs et des directions d’allongement et de raccourcissement pour celles-ci, comme illustré sur la figure ci-dessous.

Le résultat montre que les lobes Nord-Ouest (les parties supérieures du glissement) concentrent la majeure partie des déformations. Il s’agit en effet de zones instables et très hétérogènes du point de vue cinématique. Le mouvement particulier de la portion en arrachement où se trouve CPL2 est également mis en évidence. Enfin, la diminution des normes des vitesses au fur et à mesure que l’on se rapproche du bas du glissement se traduit par l’apparition de plusieurs zones de raccourcissement notoires, de part et d’autre de la Barre d’Iglières.

 Vecteurs représentant les directions et les taux d’allongement et de raccourcissement (perpendiculaires) calculés à partir de la grille d’interpolation à 50 mètres. Echelle : la flèche à gauche représente 1 μstrain par an (SI). Le canevas correspond aux indices de la grille couvrant la superficie du glissement (on devine la structure du glissement)

L’étude du champ de vitesse permet également de tester la validité de certains modèles simples de déplacement. C’est ainsi que le modèle de translation peut être écarté, car la vitesse n’est pas constante en tout point. De même, on peut s’intéresser à l’hypothèse d’un modèle de mouvement rotationnel (voir ci-dessous).

 

Les principaux modèles physiques simples de glissement de terrain : la translation et la rotation (B. Casson et al, 2003)